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Être reconnu pour plus de 40 années d’expertise en mobilier sur mesure est une belle récompense. Dans son édition du 23 février 2026, L’Avenir met en lumière notre ADN : un savoir-faire artisanal exigeant, soutenu par des technologies de pointe, au service de projets sur mesure en Belgique et à l’international.
Une reconnaissance qui reflète notre engagement quotidien : concevoir des réalisations uniques, sans compromis sur la qualité.
Retrouvez ci-dessous l’article dans son intégralité. ⬇


À Baelen, l’entreprise Reul Frères s’est spécialisée dans la confection de mobilier contemporain. Du sur-mesure qui permet de donner vie aux projets les plus fous comme à ceux du quotidien.
Fascinée par le travail du bois, la société Reul Frères, installée au cœur de l’East Belgium Park, met ce matériau noble à l’honneur dans chacune de ses réalisations. Placards encastrés, dressings, cuisines, bureaux, meubles TV… Tout ou presque peut être créé. Ici, on propose du vrai sur-mesure haut de gamme, personnalisable de A à Z.

Pour répondre aux demandes et accompagner les clients, l’entreprise, qui emploie 25 personnes, s’est dotée d’un bureau d’études, dans lequel on retrouve, entre autres, des architectes d’intérieur. Les projets sont ensuite concrétisés sur place, au sein de l’atelier, grâce au savoir-faire de l’équipe d’ébénistes. Une zone spéciale est notamment réservée à l’utilisation de Corian, un matériau composite qui peut être modelé grâce à l’action de la chaleur.
Un peu plus loin, un espace de peinture, pourvu d’un système d’aspiration performant, permet de sélectionner les pigments nécessaires pour obtenir le ton souhaité.
« Cette installation nous permet d’avoir une qualité industrielle en faisant de l’artisanat. Une fois, un client nous a demandé de réaliser une cuisine sur base d’une couleur présente sur sa chaussure. On a pu contretyper cette couleur », raconte Hervé Reul, qui gère l’entreprise aux côtés de son père, Éric.


Née il y a plus de 40 ans, la société jouit aujourd’hui d’une expérience non négligeable. Ce qui ne l’empêche toutefois pas de garder un œil bien ouvert sur les nouvelles technologies. En mars prochain, Reul Frères accueillera par exemple une toute nouvelle ligne de production.
« On est toujours attentif à avoir les machines les plus performantes dans leur domaine. »
Cette expertise a amené Reul Frères à travailler sur des projets hors du commun, comme l’aménagement d’un yacht des années 50 qui a été complètement restauré ou de plusieurs boutiques, à Londres, Paris et même au Qatar, pour la marque de parfums d’intérieur et de bougies Diptyque.
« On aime les challenges », confirme Hervé Reul, en montrant une commande, en cours, d’un escalier incurvé. « Mais on s’adresse vraiment à tout le monde », complète Éric Reul. « Pour nous, il n’y a pas de petit projet. »

Soucieuse de transmettre, l’entreprise accorde aussi une grande importance à la formation, y compris des apprentis. « On en prend quatre par an. On est aussi ouvert à accueillir des filles. D’ailleurs, actuellement, il y en a deux qui travaillent avec nous », note Hervé Reul.
Depuis une dizaine d’années, celui-ci s’occupe aussi de MyDimm, un atelier de production de meubles sur mesure en ligne, développé en interne par des programmeurs. « Les meubles sont fabriqués dans nos ateliers, avec les mêmes standards Reul Frères », explique-t-il.
Une manière de rester concurrentiel tout en répondant à une demande. «On a un record de production de 15 jours ouvrables. On produit donc pour les autres, à savoir des particuliers, qui représentent 20 % de notre chiffre d’affaires, ou des professionnels, qui n’ont par exemple pas la logistique pour sortir une telle production ou qui ne veulent plus investir dans des machines», analyse-t-il. «Finalement, on met à profit notre atelier et nos investissements pour d’autres.»
Fondateur de l’entreprise avec son frère Marc, Éric Reul reste passionné par son métier et tient à conserver le contact avec les clients.

Le nom de la société, Reul Frères, ne fait pas vraiment de mystère : il s’agit en effet d’une histoire de famille. Pour les débuts, il faut remonter en 1984. Marc Reul vient de se lancer comme ébéniste sculpteur. Éric Reul, lui, a fait des études d’électronique.
« Rien à voir, donc », sourit-il. «Au sortir des études, on avait un petit atelier dans les caves des parents, où on réalisait quelques mobiliers.» Son frère a ensuite travaillé dans la livraison de meubles, mais pas la fabrication. «Alors qu’il avait le savoir-faire. Moi, par amour du bois, je me suis mis à fabriquer du mobilier pour moi-même. J’ai finalement plus pris à ce métier-là qu’à celui que j’avais appris à l’école», confie Éric Reul.
S’installer à leur compte est alors devenu une évidence. Rapidement, ils ont créé une société. «Elle s’est directement appelée Reul Frères. Le slogan à l’époque, c’était “meubles d’art”. On faisait de l’ébénisterie liégeoise, dont notamment des chaises de Herve. À cette époque, c’était déjà du sur-mesure.»
Le duo a alors construit son atelier, de 240 m², dans le zoning d’Eupen, d’où il est originaire. Après un an, Éric et Marc Reul ont engagé un apprenti, puis deux, puis ils sont devenus des ouvriers… «De fil en aiguille, l’entreprise a grandi.»


La rencontre avec une architecte bruxelloise leur a ensuite servi de tremplin. «Cela a eu une grande importance dans l’évolution de la société car ça nous a introduits auprès d’une clientèle bruxelloise avec des projets ambitieux.» Par la suite, ils ont été amenés à travailler en France ou encore à Monaco.

«Très vite, on s’est rendu compte que faire des chaises ou un bahut sur mesure n’avait pas grand intérêt. Il était plus intéressant de faire des agencements : des bibliothèques, des placards, des comptoirs, des meubles intégrés… Par goût, on a évolué vers le contemporain. Toujours dans l’ébénisterie et les matériaux nobles, comme le bois massif.»
Même en prenant de l’ampleur, l’entreprise Reul Frères a toujours conservé son côté familial. «Mon épouse s’est notamment chargée de la comptabilité.» Puis Hervé, le fils, avec qui il est désormais associé, a rejoint l’aventure en 2008. Marc, lui, a revendu ses parts en 2016 et n’est plus actif au sein de la société depuis trois ans.
En plus de 40 ans, Éric Reul en a acquis de l’expérience. «Ma génération a connu l’avènement des machines à commande numérique dans le domaine de la menuiserie, de l’ébénisterie. Comme ma formation touchait à l’électronique et à l’informatique, la technologie était quelque chose qui nous intéressait et qui ne nous a pas fait peur. L’innovation, on l’a toujours intégrée facilement.»
Aujourd’hui, l’homme reste très attaché à son métier. «Je suis encore beaucoup dans l’opérationnel, par goût. Si ça me déplaisait, je ne le ferais plus. Mais ce n’est pas le cas. Rester au contact de la clientèle, de la technique, développer, cela ne m’a pas quitté», conclut-il.